vendredi 4 octobre 2013

Les faux : Natalie Dessay, son au revoir, enfin ! Mais pas encore...

Voir aussi : 

Lily Pons VS Natalie Dessay : l'air des clochettes, Lakme



Article FIGARO ici 

Un fromage, un flan... comme vous voulez ! Natalie Dessay expose ses vues futures que vont sûrement trouver charmantes son public facile. 
Natalie a séduit un public peu exigeant à coup de vocalises extraordinaires et de ses extraordinaires talents de comédienne clowneries. Pour la voix, les gens n'ont pas dû beaucoup écouter Lily Pons, pour le reste, c'est snoberie, Dessay est à la comédie ce que le Koendelietzsche est à l'art.



L'élégance à la française...


Donc pour résumer:

-Natalie Dessay a fait parler d'elle par vocalises et audace, pauvre public français que nous sommes, ça a plu. 

- Des opinions tonnerre (ai lu dans une interview où réagissant au mauvais accueil d'une de ses performances "le public devrait se retirer le bâton qu'il a dans le derrière", ce n'est pas vraiment notre vision des choses, le public étant tout l'intérêt de l'opéra, tant que le public est de qualité, on est dans l'exigence du public, de plus, l'opéra est un lieu où l'on vient rêver et écouter l'excellence, pas se faire imposer et éduquer par des professionnels au gros melon s'auto-proclamant avant-gardistes.).

- Natalie Dessay fait croire par son existence qu'une carrière à l'opéra dure 10 ans (sisi j'ai entendu des directeurs artistiques le dire, après 10 ans, on est foutu). Dessay s'est flingué la voix à faire n'importe quoi techniquement pour la thune disons-le, se justifiant agressivement de ses polipes (un polipe c'est une voix maltraitée. 2011 Flop de la Travatia post- trachéite. Certains admirateurs en disent "c'est pas grave c'est 10 ans qui valaient le coup"... Super. Pensons aux grandes chanteuses du temps où le chant lyrique était loin d'être une farce, Christa Ludwig par exemple qui a 44 ans de carrière, ou encore Berganza que j'ai entendu chanter il y 3 ans, à l'âge de 77 , avec une voix intacte. Les gens qui s'intéressent à ces personnes, reviennent vite des phénomènes de foire.

- Comparée à Callas, sur le plateau de Fogiel... So glorious !

- Apprécier les gens qui vous flattent, oublier ceux qui vous montrent vos défauts, cela ne sert pas la musique, mais simplement soi-même. Difficile de se remettre en question quand des milliers de zozos vous acclament pour les pirouettes que vous faites. Mieux vaut 1 critique dure et fondée, que 1000 flatteries. 


Interview de Natalie Dessay chez Fogiel
Bref, Dessay c'est fini, en 10 ans, elle sera passée de grande colorature à des rôles sans aigus (ce qui en général prend 40 ans chez d'autres). Elle ne peut plus chanter, si, des chansonnettes. (Je l'avais entendu dire il y a 3 ans qu'elle irait faire le clown - au sens propre- et faire du yoga, elle aurait dû s'en tenir là)

En revanche, elle ne peut pas supporter de ne plus monter sur scène, donc imposant son nom à l'Olympia (content d'attirer des curieux bien payants), Dessay va tenter les chansonnettes de son album "post flop" à sortir le 21 octobre, "Elle & lui"   


"Elle y reprend avec une tendresse infinie une vingtaine de ses chansons. Un défi: «Comme un peintre habitué aux grands formats à qui l'on demande une miniature, j'ai dû apprendre à ne pas chanter avec ma voix d'opéra.» "


"Regardez je suis toujours là" ? "J'ai besoin d'argent"? "Je n'assume pas m'être flinguée la voix aussi rapidement"? "Après avoir traînée sur la scène comme une serpillère en faisant les gros yeux dans les mises en scène les plus laides sur monde je veux montrer ma vraie féminité"? "Pitié oubliez Manon"? "J'aime tant la musique je veux l'explorer sous toutes ses coutures" ?

Allez au revoir, bon vent, heureusement que ça n'a duré 10 ans, bien que ça a été suffisant pour que le néophyte associe Dessay au chant lyrique, à l'opéra, et en espérant que quelqu'un revienne bien vite redorer le blason français avec une grande voix, qui dure, de l'avant-garde sans provocation pathétique, de la comédie non surfaite, et pourquoi pas un peu d'âme et d'élégance?


Allez quelques belles coloraturas de toutes les époques pour se nettoyer les oreilles et les yeux surtout :


lundi 23 septembre 2013

Elina Garanca "Secunda Donna on Rollerskates"

Voici un documentaire lettonien sur Elina Garanca, (en VO sous titré anglais).
Brut, sans complaisance, loin des paillettes, il intéressera les chanteurs ainsi que les passionnés d'opéra.

Elina Garanca est certainement une des meilleures mezzo-soprano du moment et une des rares à la technique respectable de nos jours. Ce documentaire date de 2001, à son début de carrière. Elina avait 25 ans.



mercredi 29 mai 2013

Michael Spyres, le ténor qui remet les pendules à l'heure

Bonjour à tous,

Nous vous invitons à découvrir, si vous ne le connaissez pas déjà, Michael Spyres, sans doute le meilleur ténor actuel. Quelle claque ! Cela faisait si longtemps qu'on avait pas entendu une excellence aussi proche de celle de Pavarotti !

Une technique absolument parfaite, doublée d'une interprétation fine et sensible... Quelle grandeur !

Cela fera un très bon point de comparaison avec les mauvais ténors, pour entendre très facilement les différences et lacunes... Dans un prochain article, promis !  Bonne écoute !

Salué par le magazine français Opéra comme «l'un des meilleurs ténors d'aujourd'hui» et décrit par le New York Times comme chanteur avec une "voix brillante, pénétrante et une fabuleuse technique", Michael Spyres s'est imposé comme l'un des interprètes les plus distingués et acclamés, surtout dans le bel canto et le répertoire français.







vendredi 19 avril 2013

Le navet de la sensualité sur scène ou le sexe dans le caniveau

Comment rendre l'Incoronazione di Poppeo de Monterverdi moins chiante à un public de bétail?

C'est la question qu'a dû se poser le metteur en scène (dont je ne retrouve pas le nom), et comme beaucoup qui ont voulu être fier d'être audacieux, il a décidé de coller les tourtereaux, en petite tenue, se tripotant, le feu au slip, parce que pour lui, l'amour, le désir, le sexe, ce n'est sans doute "que" ça.



C'est comme les séries historiques actuelles qui ont conquis tant de public en collant du sein et de la fesse toutes les 12 minutes (sinon, le nombre de visionnage baisse).

"Il faudrait que le public s'enlève le balai qu'il a dans le ***" avait dit Nathalie Dessay dans une interview... Je ne vois pas le rapport, on peut être tout sauf coincé et ne pas accepter de voir l'opéra se faire salir par des esprits vulgaires.

Du sexe sur scène pourquoi pas? Mais à la hauteur de la grandeur de l'opéra dans ce cas.
Le but de l'opéra étant d'élever une âme avec la musique et non pas de ramener sur scène les "glauquitudes" de la vie banale.

Le magnifique Pur ti miro... Le metteur en scène n'a pas pu s'empêcher... Il doit jubiler de faire s'embrasser deux femmes sur scène, il en rajoute constamment, cela doit représenter pour lui le summum de la modernité, de la sensualité, et un brin provoc... OK il y a 30 ans...



Bref, quelle tristesse. Parce que tomber dans une banalité pareille pour exprimer un amour et une beauté sans nom, c'est vraiment se rabaisser. Donner du grain aux poules.

Il faut sublimer la musique, les sentiments qui s'en dégagent, et pour cela, un minimum de retrait est souvent nécessaire.

Trouver des vrais artistes exceptionnels qui vous font vibrer de sensualité sans avoir besoin de se montrer? C'est devenu trop dur d'en trouver?

Je vous propose Jon Vickers et Gwyneth Jones, un très mauvais enregistrement de la première à Paris en 1978.... Je vais tout faire pour cependant.

Bonne écoute !


mardi 16 avril 2013

Fiorenza Cossotto - Amneris - MET 1968(?)

Voici une performance légendaire, un vrai tapage au MET, en 1974 ou 1968 (les sources diffèrent, si l'un de vous connaît la date exacte, l'information est la bienvenue).

Fiorenza Cossotto, une de nos mezzos préférées, endosse le rôle d'Amneris et enflamme la scène du jugement de Radamès...

Cet enregistrement nous permet de voir un jeu dramatique incroyable, d'un réalisme à couper le souffle. Chose qui aide énormément la voix à se libérer entièrement et à tout donner.


jeudi 11 avril 2013

Carmen n'est pas une pute !

Mérimée s'en retourne dans sa tombe.

Connaissez-vous la consternation proche de la rage d'un amoureux de la beauté de l'opéra, de la littérature et de la vraie voix quand il tombe sur un navet rabaissant l'oeuvre sous terre?

C'était mon cas en visionnant "Carmen" de Bizet, sur Mezzo la semaine dernière :



Carmen, opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet.
Livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy d'après la nouvelle de Propser Mérimée
Orchestre Révolutionnaire et Romantique, John Eliot Gardiner (direction), The Monteverdi Choir
Adrian Noble (mise en scène)
Anna Caterina Antonacci (Carmen), Andrew Richards (Don José), Anne-Catherine Gillet (Micaëla), Nicolas Cavallier (Escamillo), Françis Dudziak (Le Dancaïre), Vincent Ordonneau (Le Remendado), Matthew Brook (Zuniga), Riccardo Novaro (Moralès), , Virginie Pochon (Frasquita), , Simon Davies (Lillas Pastia)
Réalisé par François Roussillon (3h00)
Enregistré à l'Opéra Comique de Paris (2009)
Carmen comment vous ne l'avez jamais entendu : John Eliot Gardiner donne un éclat nouveau à la partition de Bizet. Enregistré à l'Opéra-Comique de Paris, cette production se distingue aussi par la présence dans le rôle-titre d'Anna Caterina Antonacci, au timbre d'une rare sensualité.



(Biensûr, je ne vais même pas parler de l'horreur honteuse de la saison dernière à Bastille, avec une mèmère en Monroe...)

Le décor était joli mais la lumière un peu pesante. Toujours cette ambiance fond noir et lumière chaude qu'ils se sentent obligés de mettre... C'est si basique... N'ont-ils pas vu le Carmen frais de Karajan avec Grace Bumbry...  ?

Et quand j'ai vu Carmen, j'ai immédiatement vu l'énorme erreur de casting. Anna Caterina Antonacci n'a pas du tout l'attitude. Chacun de ces gestes forcés me fait retourner dans le temps, au cours de théâtre de mon collège. Mlle Antonacci a de toute évidence été guidée par un metteur en scène dont la vision de la coquinerie féminine est aussi triste qu'une saucisse vide. "Allez aguiches mieux que ça !!"

Le comble... Carmen a de l'humour dans cette version... Elle s'agenouille au niveau du sexe du soldat en faisant la coquine... C'est d'un mauvais goût... La mutinerie serait donc incompatible avec l'élégance... Vous pensez Messieurs? Ahh des millions d'années d'évolution pour ça.

Bon sang, Carmen est une jeune fille de 15 ans qui se veut libre, refuse d'être enchaînée, et change d'amoureux dès qu'il se fait trop pesant.  = une pute? Sans doute, pour ce genre de metteurs en scène d'aujourd'hui... Des hommes avec une si haute connaissance de la féminité? Merci pour la sublimation, bonjour le cliché. Ressortons-nous de la salle en ayant découvert une nouvelle sorte de personnage comme le souhaitait Mérimée, ou avec un cliché de plus de la saloperie féminine?

Ici Anna Caterina Antonacci en fait des tonnes et on voit bien que ça n'a rien de naturel, qu'elle n'a pas la séduction animale dans les veines. La voix ne suit pas non plus... Trop lourde, peu fluide, saccadée et sans aucune sensualité. Mlle Antonacci est faite pour des rôles plus lourds et plus graves.
Chaque scène m'a semblé une farce. Chaque début d'air, qu'on ne peut s'empêcher d'attendre impatiemment, une déception. La sensualité forcée est vraiment la dernière chose qui ferait une Carmen.

De plus les grimaces pour sortir les sons... ça n'aide pas vraiment à faire couler du miel. Le décolleté ne compense pas.

L'opéra est chanté en français... et sous-titré français.. qu'est-ce-que cela veut dire? Qu'on est tolérant quand on ne comprend rien de ce que dit le chanteur? C'est insultant pour les chanteurs qui ont fait un travail de diction parfaite, et humiliant pour ceux qui baragouinent.

Bref....



jeudi 14 mars 2013

Interview : 5 questions à Pretty Yende

Suite à notre article découverte de Pretty Yende, voici une courte interview qui intéressera ceux qui veulent en savoir plus sur comment les chanteurs qui ont réussi ont percé... Même si on ne saura jamais tout :)

Il se dégage des choses qu'on retrouve souvent : détermination, force morale, attitude positive face à l'échec, confiance en soi, authenticité. Je pense cependant qu'une grosse dose de chance est nécéssaire pour se faire une place en restant soi-même, il faut tomber sur les bonnes personnes.

***


Après avoir remporté haut la main le Concours Bellini ainsi que le Concours Opéralia de Placido Domingo, Pretty Yende a été nommée « artiste en résidence » à la Scala de Milan où elle fera le 30 juin ses débuts dans un premier grand rôle : Norina de Don Pasquale. Cinq questions à une personnalité résolument fulgurante.

Comment est née votre vocation ?
Je me souviens d'une soirée chez moi, en Afrique du Sud, mes parents et moi regardions la télévision et apparait une publicité pour une compagnie aérienne dans laquelle on entend un duo de Lakmé. J'étais fascinée. C'était la première fois que j'entendais ce genre de musique. J'avais 16 ans. Le lendemain, au lycée, j'en ai parlé à mon professeur de musique qui m'a expliqué qu'il s'agissait d'un opéra. « C’est ce que je veux faire » ai-je répondu. J'avais ressenti quelque chose de tellement puissant, un tel sentiment d'apaisement total, une telle joie... Il fallait que je la communique à d'autres. Ce professeur m'a prévenu que l'art lyrique était une discipline difficile, qui demandait beaucoup de travail et énormément de talent. Face à mon obstination, il m'a proposé de rejoindre la chorale de l’école. Après quelques semaines, il est venu vers moi et m'a dit « Je suis désolé Pretty, mais tu n'es pas chanteuse, tu n'as pas la voix qu'il faut. ». J'ai donc arrêté la chorale, sans abandonner pour autant l'idée d’être chanteuse. J'étais très têtue. Peu après, j’ai appris que notre école allait bénéficier de cours d'opéra, et que pour y entrer, il fallait chanter ce fameux duo de Lakmé. À mes yeux, il ne pouvait s’agir d’une coïncidence. Ce professeur a bien voulu m'aider à préparer le concours. Le jour J, j'étais tellement nerveuse que je tremblais comme une feuille, au point que la fermeture ma robe s'était déchirée. Je me souviens être entrée sur scène pleine d'épingles ! Finalement, je suis arrivée deuxième. Et depuis, le chant ne m'a pas quittée.

Vous avez-vous décidé de faire du bel canto romantique votre spécialité...
Pendant mes études en Afrique du Sud, nous étudiions des extraits d'opéras. Et lorsque j'ai entendu pour la première fois Lucia di Lammermoor, I Puritani et La Sonnambula, je me suis penchée sur ce type d'opéras. Le premier air que j'ai chanté interprété alors était « Qui la Voce sua soave » (I Puritani), et j'ai senti que mon chant était naturel. Je n'avais pas l'impression d'essayer ; c'était facile. Mais je me suis dit que ce répertoire n'était pas pour moi qui suis soprano lyrique, mais plutôt pour des voix de soprano léger ou colorature, qui sont naturellement plus agiles. Et je me suis remise à travailler mon Puccini. Lorsque je suis arrivée à l'Accademia de la Scala, Mirella Freni m'a dit : « Tu sais, c'est très bien que tu chantes ces grands rôles lyriques, mais tu as 25 ans, essaye-toi au bel canto, on ne sait jamais. Dans cette école, on peut t'apprendre. Avec une voix complexe comme la tienne, qui a une couleur particulière mais aussi une agilité remarquable, il faut que tu essayes ». Je suis donc revenue à mon intuition première, j'ai chanté Adina, Norina et je me suis sentie parfaitement à l'aise.

Vous avez participé à de nombreuses compétitions (Leyla Gencer, Montserrat Caballé, Hans Gabor Belvedere...), n'est-ce pas trop stressant ?
Je refuse de paniquer. On ne peut pas se laisser aller à la panique, parce qu'on risque de s'y perdre. Ce qui doit arriver arrivera, il faut accepter de ne pas avoir de pouvoir sur tout. Après mes études au Cap, je voulais savoir si mon travail, qui commençait à porter ses fruits en Afrique du Sud, était à la hauteur du niveau européen. Et les compétitions me permettaient de me présenter au monde de l'opéra et de n'avoir qu'un ticket à payer. C'est mon côté femme d'affaires ! Je présentais mon travail, « Je suis comme ça, qu'en pensez-vous ? », et aborder la chose sous cet angle m'ôtait toute pression puisque je n'envisageais pas le concours sous l'angle de la compétition. Par bonheur je n'ai pas arrêté de gagner ! Ensuite j'ai prêté davantage attention au jury de chaque concours. C'est ainsi que j'ai pu rencontrer Montserrat Caballé, Placido Domingo. Ils avaient une longue et brillante carrière derrière eux. J'ai réalisé que j'avais là l'opportunité de me rapprocher d'eux et de m'en inspirer.



Comment s'est passée cette rencontre avec Placido Domingo ? 
C'est un homme incroyable et un musicien exceptionnel. Il a apporté un grand soutien à tous les chanteurs qui se présentaient au concours Operalia. Plus généralement, tous les artistes que j'ai eu la chance de rencontrer jusqu'à présent m'ont donné d'excellents conseils. je me souviens que Montserrat Caballé m'avait dit « Pretty, n'autorise personne - pas même toi - à te pousser à chanter des rôles que tu ne seras capable de chanter que plus tard ». On ne réalise pas toujours à quel point il est primordial d'être capable de bien choisir son répertoire en fonction de ses capacités à un moment donné. On a toujours tendance à nous proposer des grands rôles sous prétexte que notre voix convient. Mais il faut savoir dire non, parce que personne d'autre que nous ne peut nous dire si nous sommes en mesure de le faire, vocalement et techniquement.



N'avez-vous jamais rencontré d'échec ? 
Si, bien sûr ! Enfin, tout dépend de ce qu'on entend par « échec ». J'ai grandi avec l'idée que dans la vie, on n'obtient pas toujours ce que l'on veut ou ce que l'on pense vouloir. Dans la vie on obtient toujours ce que l'on doit avoir au moment où on est censé l'avoir. Lorsque je passais des auditions et que plusieurs jours après je n'avais toujours pas de réponse, j'étais bien sûr blessée, je me demandais ce que j'avais mal fait, je me disais que j'étais meilleure que les autres candidats... Comme n'importe quel être humain ! Et puis avec le temps, je me suis rendu compte que je n'avais pas besoin de telle ou telle audition, mais que le chemin que j'avais suivi me convenait exactement. 


Propos recueillis par Elise Haddad en 2012
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